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Faut-il préférer les comptes à terme aux sicav monétaires ?

Avec la hausse généralisée des taux d’intérêt ces derniers mois, les comptes à terme (CAT) sont mis en avant par les banques de détail au détriment des sicav monétaires. 
 

Quelles sont les différences entre comptes à terme et Sicav monétaires ? 
 

Les comptes à terme (CAT) sont mis en avant par les banques de détail car ils sont, en effet, une source de financement alternative pour les banques, qui font face aux conditions de refinancement plus restrictives de la Banque centrale européenne (BCE) dans le cadre de sa politique dite de  » resserrement quantitatif  » ( » quantitative tightening « ). À travers ces comptes à terme, les investisseurs – particuliers comme personnes morales – peuvent ainsi accéder à des taux qui dépassent actuellement les 4 %. 

Sur cet horizon de temps, les comptes à terme entrent en concurrence avec les Sicav monétaires. Des différences intrinsèques séparent les deux instruments, à commencer par leur liquidité. Il est ainsi possible d’investir au fil de l’eau dans une Sicav monétaire, quand la souscription d’un compte à terme se fait généralement par un versement initial unique.
Par ailleurs, au moment du désinvestissement, sortir d’un compte à terme avant son échéance implique un préavis de 32 jours pour le client, alors qu’il peut disposer de ses fonds le lendemain s’il souhaite céder ses parts de Sicav monétaires. De plus, lorsqu’un client souhaite récupérer la somme placée sur son compte à terme avant la date d’échéance, le rendement initialement prévu est généralement amputé d’une pénalité de sortie anticipée, déterminée par le contrat établi et variable selon les banques.
 

Sur le point de vue de la fiscalité: comme son nom l’indique, un compte à terme possède une échéance fixe. Et cela n’est pas sans incidence fiscale au moment du débouclage, car le client doit payer de l’impôt sur l’intégralité des intérêts touchés, et ce, même s’il décide de replacer son capital dans un nouveau compte à terme. En revanche, dans le cas d’une Sicav, l’investisseur reste tout simplement investi jusqu’à ce qu’il ait besoin de ses fonds. Et s’il opte pour une sortie partielle, il ne sera fiscalisé qu’au prorata des intérêts et plus-values concernés.
 

Quels sont les risques ? 
 

Les risques supportés par l’investisseur ne sont pas identiques : en tant qu’instrument financier, les Sicav monétaires portent un risque de marché qui n’existe pas dans le cas d’un produit bancaire garanti comme les comptes à terme. Mais ces derniers ne sont pas si simples qu’il y paraissent : ce sont des contrats de prêts qui rendent le client créancier de sa banque. Si cette dernière fait faillite, il peut rencontrer des difficultés à retrouver son argent.
Quant aux Sicav monétaires, ce sont des fonds qui s’exposent à un grand nombre d’émetteurs de dette, des banques mais aussi des assureurs ou encore des grandes entreprises. Cette diversification s’avère protectrice en cas de fortes turbulences. En contrepartie d’un potentiel de rendement, un investissement dans une Sicav peut être risqué et les performances ne sont jamais garanties. Mais en diversifiant sur plusieurs types de fonds, il est possible de réduire ce risque.
 

L’environnement de marché actuel plaide-t-il en faveur des Sicav monétaires ? 
 

Les taux sont pour l’instant stables en Europe et à des niveaux élevés, cependant la maîtrise de l’inflation nous laisse entrevoir un ajustement des politiques monétaires et donc une baisse probable à partir de l’été. Les banques anticipent déjà ce phénomène et ont revu à la baisse les taux des CAT. Les fonds monétaires offrent quant à eux toujours un rendement embarqué proche de 4%.

 

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